Saigon – Angkor : entre galère et solidarité

Voyager à l’arrach’ m’avait toujours réussi mais cette fois-ci, j’avais voulu faire les choses bien : me renseigner, réserver et payer le billet, demander à la famille de me conduire 1h avant le départ du bus.

Ma foi, je n’ai jamais vécu un tel désastre : mon oncle ne trouvait pas le chemin, arrivés 10 min avant le départ, aucun bus « Mekong Express » en vue. L’heure tourne et le bus reste introuvable.

J’avais définitivement raté mon bus. L’aventure commençait sur un couac !

Heureusement, le naufrage avait lieu dans le quartier des backpackers de Ho Chi Minh Ville. Il suffisait de choisir un comptoir parmi les dizaines de comptoir qui vendent des billets pour sillonner toute l’Asie et j’avais un nouveau billet pour Siem Reap, avec un départ dans les 30min. Et voilà, on remet du jus au moteur.

Deuxième déception, le bus dans lequel j’allais rester jusqu’à Phnom Penh était d’aspect peu engageant (celui de Phnom Penh à Siem Reap ne sera pas mieux). On m’avait vendu un super bus avec wifi et wc au comptoir et j’avais devant moi un canard boiteux des routes d’Asie. Les sièges en cuir bien rembourrés ont amorti, et mes fesses, et ma déception.

Départ à 8h30, arrivée à 20h à Siem Reap normalement. Sauf que les retards se sont accumulés et que ce serait plutôt du 23h-minuit.

Ajouter à cela, le paramètre « j’adore voyager à l’arrach’ et je n’ai pas d’hébergement ». Mon optimisme est retombé d’un cran quand mon voisin de siège me dit que je tombe en plein festival de l’eau et que la ville est blindée et qu’on arrive à minuit. Mais heureusement pour moi, il a une sœur qui serait en mesure de m’aider à trouver une chambre. Ladite soeur m’annonce qu’elle a trouvé une chambre à $20, qu’elle va venir me chercher à la gare routière et qu’elle a besoin de mon nom pour faire la réservation. J’ai dû être prise pour le perdreau de l’année :-/

Durant ces 12h de trajet, j’avais sympathisé avec 2 Coréennes qui m’annoncent avoir une chambre à $8 et me proposent de venir avec elles. Peut-être auront-ils une chambre de libre. Arrivées à la guest house, la chambre réservée n’est plus disponible. C’est blindé !!

Le patron propose à mes Coréennes une chambre ailleurs. Je les salue pour aller chercher une chambre pour moi. Elles me répondent que non, on reste ensemble vu l’heure tardive !

Voilà, je n’avais pas de chambre, j’en ai une maintenant et même invitée par les filles.

Le lendemain, elles sont retournées dans leur guest house, je suis restée dans celle-là pour $8 la nuit. Avant de se quitter, j’ai pu modestement les remercier avec mon kit de couture pour réparer le coussin de tête déchiqueté de l’une d’elles et quelques fruits séchés engloutis immédiatement.

Vive les voyages solo, sur le fil, avec toujours cette solidarité implicite entre voyageurs.

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Merci à Jiae et à Hyejin !!

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