Le Wwoofing, gite et couverts contre travail

Sous ce terme un peu barbare se cache une réalité couramment vécue par les voyageurs au long cours ou qui ont envie de sortir des sentiers touristiques. Pour en avoir entendu parler lors d’un trajet blablacar, je n’y avais jamais prêté attention jusqu’à mon séjour à la ferme-école de Sahai Nan.

L’idée est que contre quelques heures de travail par jour, 5 jours/semaine, le voyageur bénéficie d’un logement et du couvert de la journée. Parfois, il lui est demandé une petite contribution si le séjour est en dessous de 2 semaines.

Le travail tourne généralement autour de la ferme, de son entretien à son exploitation. Défricher un terrain où avait poussé du riz pour planter des bananiers. Apprendre la vannerie, à teindre des vêtements avec des fleurs, faire du fertilisant avec des termites, créer une station de lessive avec 3 bassins d’épuration des eaux usées. Expérimenter, s’amuser, être créatif.

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La ferme wwoofing est aussi un lieu où se parlent au moins 5 langues étrangères (anglais, français, japonais, coréen, espagnol par exemple), d’échanges d’informations du pays visité, des pays à visiter et sites remarquables inhérents, d’amitiés nouvelles, de partages et de souvenirs mémorables.

Dans le cas présent, il y avait tout type de wwoofeurs :

  • Nemo, un Belge, parti de Belgique jusqu’en Asie. 3 ans sur la route avec son vélo. Cette ferme a été l’occasion pour lui de vivre simplement et de pratiquer intensivement ses connaissances en construction et en permaculture. Il y est resté 2 mois avant de remonter sur son vélo pour faire Bangkok => La Nouvelle-Zélande ;
  • Gema, une Mexicaine, qui avait besoin de retrouver la nature et continuer à apprendre d’autres techniques en permaculture (elle avait déjà la certification). Elle a contribué par ses connaissances en ingénierie en construction et en permaculture au projet pour les Français ;
  • Lynn, une autre camarade de stage, qui parcourt le monde depuis 6 mois pour apprendre et expérimenter la permaculture mais aussi vivre autrement, loin de sa riche famille où hôtel 5*, chauffeur, bonne et cuisinier sont indispensables. Elle a déjà écumé les fermes d’Inde, du Viet-Nam, du Laos et de Thailande. Sa prochaine destination permaculture est l’Italie où elle sera traductrice coréen-anglais, contre logement, couverts et rémunération.

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Si vous avez envie de vivre le voyage autrement, je ne peux que vous recommander le wwoofing en général et la ferme-école de Sahai Nan, qui a pris le parti de rester d’une taille raisonnable pour préserver l’harmonie avec la nature environnante.

Voici mon petit album des lieux. Sandot sera ravi d’accueillir des amoureux de la nature !

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