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10.000 yens – 6 jours à Tokyo

Lors de la rédaction de ce chiche!, j’étais pleine d’optimisme quant à la réussite de mon défi.

J’imaginais que ce serait facile de trouver des couchsurfeurs japonais prêts à héberger une inconnue, que Tokyo était une ville à taille humaine comme Paris, qu’il y faisait doux même si c’est l’hiver, que la nourriture serait abondante et riche comme en Asie du Sud-Est.

La réalité a été toute autre.

Les couchsurfeurs tokyoïtes sont inondés de demande et je n’avais pas envie de perdre ma liberté de mouvement. La question de l’hébergement a été vite réglée, l’hôtel serait ce qui me conviendrait le mieux. J’ai ainsi dépensé 21.000 yen à ce poste.

Tokyo est une ville très étendue, Paris paraît un confetti comparé à la capitale du Japon. Acheter un pass transport pour le métro a été indispensable. 2.100 yen ont été utilisés pour me déplacer durant ces 5 jours.

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J’étais partie avec un froid raisonnable d’automne donc habillée en conséquence. Mes vêtements taillés pour voyager dans les tropiques n’étaient pas suffisants face à l’hiver japonais. Ainsi, j’ai retrouvé ce froid si familier, l’humidité qui l’accompagne, la grisaille du ciel accentuée par la couleur du béton urbain. Un retour à Paris sauf que l’architecture de la ville était un mix entre les grandes villes américaines et le Japon des mangas avec ses demeures imposantes, palais impérial ou gargotes où on s’engouffre pour manger.

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Pour ne pas alourdir mon sac à dos, j’ai juste acheté des chaussettes plus chaudes et des protèges bras, une couche supplémentaire. 1.000 yen ont seulement été nécessaires.

En Asie du SE, se gaver de fruits exotiques est une chose simple : partout des vendeurs coupant à la demande ou vendant des sachets prêts à manger. A Tokyo, j’étais revenue à la vie occidentale, c’est l’hiver, c’est la diète des fruits exotiques ! Beaucoup de restaurants donc. Je n’ai pas compté.. 😀

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La somme de ces facteurs réunis, le défi n’était pas tenable, ce d’autant plus que le billet de 10.000 yen a été consumé dans les 5h qui ont suivi mon arrivée : shuttle aéroport pour arriver au centre ville, un pass transport 3 jours, le starbucks et son accès wifi pour trouver mon hôtel et la première nuit dans le chic quartier de Tokyo station : 7.650 yen.

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Perdu pour perdu, je n’ai plus compté et ai dépensé en total 49.000 yen, soit 410 euros, lors de mes 5 jours dans la capitale japonaise, ce qui est été extrêmement peu.

* * *

Tokyo est une des villes les plus chères au monde. J’ai dans ma besace ce beau billet de 10.000 yens (75€) et j’ai envie de voir si je peux m’en sortir avec durant les 6 jours de mon passage dans cette ville.

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Le premier poste de dépense sera l’hébergement. Mais grâce à ce blog de voyage, a contresens, j’ai un aperçu de ce qui s’offre à moi : capsule, cybercafé, canapé ?

Me restera-t-il de quoi m’alimenter, me déplacer, acheter un gadget ?

Allez, chiche !

La suite, vous le saurez à l’issue de mon séjour, du 14 janvier au 19 janvier !

Produits de beauté « jungle style »

Verdict en images !!

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Cela a pris 5min pour piler le charbon de bois pour arriver à la poudre la plus fine possible. On a ajouté ensuite du sel et 3-4 gouttes d’huile essentielle.

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Magali et Lynn en action

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Je crois que j’ai une photo de ma grand-mère où elle a les dents noires comme ça..

Après le test, il nous est resté des morceaux de charbon entre les dents donc il faut vraiment moudre le charbon finement. Hormis ce détail, c’était super grâce à l’huile essentielle qui a donné un goût prononcé à notre dentifrice, écologique, biodégradable et non chimique !

L’avis de nos testeuses

Magali et moi avons aimé pour le côté écologique et non toxique pour la nature.

Lynn reste plus mitigée car elle trouve la pâte dentifrice industrielle pratique à transporter, multi-usages (destructrice de tâches sur les vêtements, nettoyage des chaussures pour retrouver la blancheur)

Personnellement, si je devais retourner dans un lieu vierge de produits chimiques, je referai ce dentifrice. En attendant, je continue avec la pâte dentifrice classique pour le côté pratique.

* * *

Vivre dans une ferme écologique, durable, engagée dans la sobriété vis-à-vis des déchets a été le moment idéal pour apprendre à faire mon propre shampooing (feuilles de neem et 2 citrons en quartiers), je passe au niveau supérieur avec la pâte dentifrice « jungle style ». Elle sera à base de charbon concassé, sel, poudre de cannelle (si j’en trouve dans la cuisine) ou tout ce qui pourrait donner une senteur agréable. Cela tombait bien car j’avais emporté l’essentiel de survie en huiles essentielles : lavande (euh..), eucalyptus citronné (l’haleine qui fait fuir les moustiques hahaha), menthe poivrée (candidat idéal) et ravintsara (pas l’idéal).

A voir la blancheur des dents de mon prof et master survivor, je me dis qu’il faut tenter !

Au pire, il me reste la pâte dentifrice la moins chimique que j’ai pu trouver en Thaïlande.

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