Bye Angkor, direction la Thaïlande

J’avais une vague idée du temps que je resterai à Siem Reap et je préparais mollement l’étape d’après, la Thaïlande. 1.000 idées d’activités, de chemins : trekking à Mae Hong Son, attaquer la Thaïlande par la côte ou directement Bangkok pour retrouver l’ambiance si particulière de Khao San Road, prendre le train pour descendre vers les îles paradisiaques, que je n’ai pas trimbalé l’encombrant masque de snorkeling pour rien quand même !

Complètement par hasard, j’ai regardé ce qui se passait dans ce pays dans le domaine de la permaculture. Il s’avère qu’un stage de 10 jours avec certification à la clé aurait lieu du 1er au 10 décembre à Thung Chang, ville frontalière du Laos. Le responsable des lieux, propriétaire, enseignant, permaculteur fou me disait dans nos échanges e-pistolaires que pour des questions d’hébergement, il valait mieux arriver avant le début du cours.

Argghhh, adieu les 3 jours de flânerie après les visites des temples, il me fallait partir au plus vite pour Bangkok, ajouter à cela 11-12h de bus pour arriver sur les lieux du stage. La boussole imprévisible (infernale oui !) s’était remise en marche.

Un rapide tour des comptoirs qui pullulent à Siem Reap et j’ai un billet pour Bangkok pour $13 (les autres voyageurs $15). C’est un point que je souhaite souligner dans l’achat des billets dans les comptoirs : quelque soit le prix que vous paierez, vous serez dans un rade chargé par plusieurs commanditaires de transporter leurs clients vers la destination, ce qui explique les différences de prix. Tant qu’à faire, personnellement, je fais en sorte de payer le moins cher avec négociation pour contrebalancer les payeurs faciles, qui sont un indicateur pour la fixation des prix. Ainsi, si jamais vous envisagez de faire un trip au gré des vents, adopter la même attitude permet d’être pris pour un voyageur averti (respect) plutôt qu’un pigeon (leur technique : proposer un discount + susciter la peur avec évocation de la rareté des places pour l’horaire choisi pour forcer le choix). Ne pas rentrer dans leur jeu permet de maintenir un rapport sain et un service de qualité.

Pour arriver à Bangkok à une heure raisonnable, 11h, ce sera un bus de nuit. Rdv dans le hall de ma guest house à 1h30 du matin. Le trajet jusqu’à la frontière a été tellement rapide que nous avons stationné durant 2h au contrôle frontalier, encore fermé. Un des voyageurs a dormi à même le sol du bus pour pouvoir étendre ses grandes jambes. On ne voit cela qu’en Asie..

A 6h, les passeurs nous laissent aux formalités de sortie du Cambodge et d’entrée de la Thailande. Durant ce temps, j’ai fait la connaissance de 3 jeunes voyageuses de 19 et 20 ans, Anglaises et Irlandaise. Elles font ce qu’on fait généralement dans les pays anglo-saxons après le bac : parcourir le monde. Cela fait 1 an qu’elles visitent l’Asie et l’Australie, où elles ont travaillé dans une ferme pour payer la suite du voyage.

Mon sac pèse 8kg avec une capacité de 40l, les leurs pesaient 20kg pour 100l. Je voyais les sangles de leurs sacs leur cisailler les épaules à chaque pas. Par curiosité, je leur ai demandé ce qu’il y avait dedans : machette ? ordi ? livres ?

– Oh no, just clothes!!

Arrivées à Bangkok, qu’elles ne connaissaient pas du tout et faute d’une information de logement fiable, elles m’ont suivie jusqu’à la guest house qui m’avait hébergée il y a 2 ans. Toujours là, rien n’avait bougé, pas même le prix à la nuit (200 bath = 5€) et le calme propre à cette rue pour se remettre du boucan de Bangkok. La sensation d’avoir été là hier sauf que beaucoup de choses avaient bougé entre temps. 1 jour de break avant de reprendre la route pour le nord.

Bangkok

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