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Produits de beauté « jungle style »

Verdict en images !!

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Cela a pris 5min pour piler le charbon de bois pour arriver à la poudre la plus fine possible. On a ajouté ensuite du sel et 3-4 gouttes d’huile essentielle.

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Magali et Lynn en action

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Je crois que j’ai une photo de ma grand-mère où elle a les dents noires comme ça..

Après le test, il nous est resté des morceaux de charbon entre les dents donc il faut vraiment moudre le charbon finement. Hormis ce détail, c’était super grâce à l’huile essentielle qui a donné un goût prononcé à notre dentifrice, écologique, biodégradable et non chimique !

L’avis de nos testeuses

Magali et moi avons aimé pour le côté écologique et non toxique pour la nature.

Lynn reste plus mitigée car elle trouve la pâte dentifrice industrielle pratique à transporter, multi-usages (destructrice de tâches sur les vêtements, nettoyage des chaussures pour retrouver la blancheur)

Personnellement, si je devais retourner dans un lieu vierge de produits chimiques, je referai ce dentifrice. En attendant, je continue avec la pâte dentifrice classique pour le côté pratique.

* * *

Vivre dans une ferme écologique, durable, engagée dans la sobriété vis-à-vis des déchets a été le moment idéal pour apprendre à faire mon propre shampooing (feuilles de neem et 2 citrons en quartiers), je passe au niveau supérieur avec la pâte dentifrice « jungle style ». Elle sera à base de charbon concassé, sel, poudre de cannelle (si j’en trouve dans la cuisine) ou tout ce qui pourrait donner une senteur agréable. Cela tombait bien car j’avais emporté l’essentiel de survie en huiles essentielles : lavande (euh..), eucalyptus citronné (l’haleine qui fait fuir les moustiques hahaha), menthe poivrée (candidat idéal) et ravintsara (pas l’idéal).

A voir la blancheur des dents de mon prof et master survivor, je me dis qu’il faut tenter !

Au pire, il me reste la pâte dentifrice la moins chimique que j’ai pu trouver en Thaïlande.

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Le Wwoofing, gite et couverts contre travail

Sous ce terme un peu barbare se cache une réalité couramment vécue par les voyageurs au long cours ou qui ont envie de sortir des sentiers touristiques. Pour en avoir entendu parler lors d’un trajet blablacar, je n’y avais jamais prêté attention jusqu’à mon séjour à la ferme-école de Sahai Nan.

L’idée est que contre quelques heures de travail par jour, 5 jours/semaine, le voyageur bénéficie d’un logement et du couvert de la journée. Parfois, il lui est demandé une petite contribution si le séjour est en dessous de 2 semaines.

Le travail tourne généralement autour de la ferme, de son entretien à son exploitation. Défricher un terrain où avait poussé du riz pour planter des bananiers. Apprendre la vannerie, à teindre des vêtements avec des fleurs, faire du fertilisant avec des termites, créer une station de lessive avec 3 bassins d’épuration des eaux usées. Expérimenter, s’amuser, être créatif.

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La ferme wwoofing est aussi un lieu où se parlent au moins 5 langues étrangères (anglais, français, japonais, coréen, espagnol par exemple), d’échanges d’informations du pays visité, des pays à visiter et sites remarquables inhérents, d’amitiés nouvelles, de partages et de souvenirs mémorables.

Dans le cas présent, il y avait tout type de wwoofeurs :

  • Nemo, un Belge, parti de Belgique jusqu’en Asie. 3 ans sur la route avec son vélo. Cette ferme a été l’occasion pour lui de vivre simplement et de pratiquer intensivement ses connaissances en construction et en permaculture. Il y est resté 2 mois avant de remonter sur son vélo pour faire Bangkok => La Nouvelle-Zélande ;
  • Gema, une Mexicaine, qui avait besoin de retrouver la nature et continuer à apprendre d’autres techniques en permaculture (elle avait déjà la certification). Elle a contribué par ses connaissances en ingénierie en construction et en permaculture au projet pour les Français ;
  • Lynn, une autre camarade de stage, qui parcourt le monde depuis 6 mois pour apprendre et expérimenter la permaculture mais aussi vivre autrement, loin de sa riche famille où hôtel 5*, chauffeur, bonne et cuisinier sont indispensables. Elle a déjà écumé les fermes d’Inde, du Viet-Nam, du Laos et de Thailande. Sa prochaine destination permaculture est l’Italie où elle sera traductrice coréen-anglais, contre logement, couverts et rémunération.

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Si vous avez envie de vivre le voyage autrement, je ne peux que vous recommander le wwoofing en général et la ferme-école de Sahai Nan, qui a pris le parti de rester d’une taille raisonnable pour préserver l’harmonie avec la nature environnante.

Voici mon petit album des lieux. Sandot sera ravi d’accueillir des amoureux de la nature !

Permaculture, du projet à la réalité

La fin de la formation est consacrée au projet personnel de ferme à présenter. N’ayant aucune idée pour l’heure du lieu où je souhaiterais vivre (terre exploitable, climat, topographie), ma camarade de stage, Marine, et moi avons choisi d’aider un groupe de Français qui a acheté une parcelle des terres de notre instructeur.

Comme c’est un homme au grand cœur, il leur a vendu une très jolie parcelle, qui s’accorderait à leurs projets de vie : une guest house mais aussi un lieu de vie communautaire, sur 11 000 m².

Nous avions un peu la pression car ils se baseront sur notre analyse, projections et propositions pour les premiers coups de pelleteuse, planter les arbres fruitiers, creuser les étangs d’épuration d’eaux usées. 48h de travail, de reconnaissance du terrain et de fumage de cerveau, c’est à deux voix que nous présentons notre projet, avec nos « clients » dans l’assistance.

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Nous savions que la pelleteuse devait venir incessamment mais ne nous attendions pas à ce qu’elle soit là le lendemain de la présentation du projet. Toute la journée, elle a creusé les chemins, les emplacements pour la constructions des habitations et les étangs d’épuration d’eaux usées.

Avec les autres étudiants et volontaires de la ferme, nous allons les aider dans leurs premiers pas dans la construction de leur nouvelle vie ici.

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Sahai Nan, c’est plus qu’une ferme-école, c’est un lieu où des valeurs essentielles que sont la solidarité, le partage et la protection de la nature sont moteurs de vie.

Je n’aurais rêvé mieux comme première école de la permaculture.

Désormais, j’axerai mon voyage en fonction de lieux où je pourrais continuer à pratiquer ce qu’il m’a été enseigné mais également approfondir les problématiques qui me tiennent à cœur.

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Permaculture, mon amour

La permaculture est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques.

J’avais eu l’occasion de voir de près ce que donnait la permaculture en France en visitant le jardin de Joseph Chauffrey (il publie régulièrement sur Youtube) à Sotteville-lès-Rouen. Avec 25m², il a produit 300kg de fruits et légumes et a pu assurer une autonomie annuelle pour sa famille.

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Venir dans ma ferme-école en Thaïlande me permet de toucher à une pratique plus large de la permaculture. En effet, le lieu accueille en moyenne 10-15 personnes à nourrir 3 fois par jour, sans jamais rien acheter. Ainsi, dans ma ferme, il n’y a pas d’électricité venant du réseau. C’est un panneau solaire à peine plus grand qu’une feuille A3 qui alimente l’unique lampe des lieux et permet le chargement des téléphones portables.

La culture se fait à la main et le slogan des lieux est « lazy farm, happy farmer ».

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Le leitmotiv de mon permaculteur fou est qu’il faut penser le plus simplement et de la manière la plus pragmatique pour en faire le moins possible tout en assurant une production abondante.

Me voilà redevenue étudiante pendant 10 jours et je n’ai jamais été autant passionnée par la matière enseignée. Qui ne serait pas enthousiaste à l’idée d’être autonome en nourriture saine en n’en faisant le moins possible ?

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Hormis, l’étude des matières nécessaires pour monter ma propre ferme permaculture, j’apprends aussi à soigner des coups de machette malheureux (sève de bananier et siam leave). Non, ce n’est pas ma main..

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Bye Angkor, direction la Thaïlande

J’avais une vague idée du temps que je resterai à Siem Reap et je préparais mollement l’étape d’après, la Thaïlande. 1.000 idées d’activités, de chemins : trekking à Mae Hong Son, attaquer la Thaïlande par la côte ou directement Bangkok pour retrouver l’ambiance si particulière de Khao San Road, prendre le train pour descendre vers les îles paradisiaques, que je n’ai pas trimbalé l’encombrant masque de snorkeling pour rien quand même !

Complètement par hasard, j’ai regardé ce qui se passait dans ce pays dans le domaine de la permaculture. Il s’avère qu’un stage de 10 jours avec certification à la clé aurait lieu du 1er au 10 décembre à Thung Chang, ville frontalière du Laos. Le responsable des lieux, propriétaire, enseignant, permaculteur fou me disait dans nos échanges e-pistolaires que pour des questions d’hébergement, il valait mieux arriver avant le début du cours.

Argghhh, adieu les 3 jours de flânerie après les visites des temples, il me fallait partir au plus vite pour Bangkok, ajouter à cela 11-12h de bus pour arriver sur les lieux du stage. La boussole imprévisible (infernale oui !) s’était remise en marche.

Un rapide tour des comptoirs qui pullulent à Siem Reap et j’ai un billet pour Bangkok pour $13 (les autres voyageurs $15). C’est un point que je souhaite souligner dans l’achat des billets dans les comptoirs : quelque soit le prix que vous paierez, vous serez dans un rade chargé par plusieurs commanditaires de transporter leurs clients vers la destination, ce qui explique les différences de prix. Tant qu’à faire, personnellement, je fais en sorte de payer le moins cher avec négociation pour contrebalancer les payeurs faciles, qui sont un indicateur pour la fixation des prix. Ainsi, si jamais vous envisagez de faire un trip au gré des vents, adopter la même attitude permet d’être pris pour un voyageur averti (respect) plutôt qu’un pigeon (leur technique : proposer un discount + susciter la peur avec évocation de la rareté des places pour l’horaire choisi pour forcer le choix). Ne pas rentrer dans leur jeu permet de maintenir un rapport sain et un service de qualité.

Pour arriver à Bangkok à une heure raisonnable, 11h, ce sera un bus de nuit. Rdv dans le hall de ma guest house à 1h30 du matin. Le trajet jusqu’à la frontière a été tellement rapide que nous avons stationné durant 2h au contrôle frontalier, encore fermé. Un des voyageurs a dormi à même le sol du bus pour pouvoir étendre ses grandes jambes. On ne voit cela qu’en Asie..

A 6h, les passeurs nous laissent aux formalités de sortie du Cambodge et d’entrée de la Thailande. Durant ce temps, j’ai fait la connaissance de 3 jeunes voyageuses de 19 et 20 ans, Anglaises et Irlandaise. Elles font ce qu’on fait généralement dans les pays anglo-saxons après le bac : parcourir le monde. Cela fait 1 an qu’elles visitent l’Asie et l’Australie, où elles ont travaillé dans une ferme pour payer la suite du voyage.

Mon sac pèse 8kg avec une capacité de 40l, les leurs pesaient 20kg pour 100l. Je voyais les sangles de leurs sacs leur cisailler les épaules à chaque pas. Par curiosité, je leur ai demandé ce qu’il y avait dedans : machette ? ordi ? livres ?

– Oh no, just clothes!!

Arrivées à Bangkok, qu’elles ne connaissaient pas du tout et faute d’une information de logement fiable, elles m’ont suivie jusqu’à la guest house qui m’avait hébergée il y a 2 ans. Toujours là, rien n’avait bougé, pas même le prix à la nuit (200 bath = 5€) et le calme propre à cette rue pour se remettre du boucan de Bangkok. La sensation d’avoir été là hier sauf que beaucoup de choses avaient bougé entre temps. 1 jour de break avant de reprendre la route pour le nord.

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Angkor, son tourisme de masse et sa splendeur passée

Angkor, sonorité en 2 syllabes, véritable invitation à l’Asie dans sa splendeur démesurée.

J’avais idée que les temples seraient empreints de sérénité, accompagnés des cris des singes hurleurs, des grillons, de la nature luxuriante. A cela, j’ai été confrontée à la horde de touristes grimpant sur les édifices malgré les panneaux, préoccupée à se faire prendre en photos pour repartir aussi vite.

Après une matinée entière à supporter la cohue, les rires gras et la poussière soulevée par des trombes de bus, j’ai préféré sillonner la jolie campagne cambodgienne et ne m’arrêter que dans quelques temples où je voyais le moins de bus ou mini vans sur le parking.

Mon crédit photo pour les temples d’Angkor sera bien pauvre mais je pense que la visite d’un lieu incontournable ne dépend pas de l’avis qu’on lit mais de l’expérience qu’on souhaite en tirer.

Je me souviendrai d’Angkor Wat, pour son gigantisme et le raffinement de ses sculpturesAngkor_splendeur

mais aussi pour l’éclat de rire commune quand devant ces devatas, j’entendis la réponse à la question du guide sur le pourquoi du brillant des sculptures  : « parce qu’elles se font tripoter par tout le monde !! »

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Voilà, c’est ça aussi le voyage, être au bon endroit, au bon moment, être surpris, vivre le moment présent.

Vous pouvez voir mon mini album photo sur Angkor, qui vise à retranscrire un ressenti, vous donner envie d’y aller à votre tour vivre votre Angkor.

Pour préparer mes visites, j’ai utilisé le blog de 2 voyageurs amoureux de civilisation antique, chronomundi.

Saigon – Angkor : entre galère et solidarité

Voyager à l’arrach’ m’avait toujours réussi mais cette fois-ci, j’avais voulu faire les choses bien : me renseigner, réserver et payer le billet, demander à la famille de me conduire 1h avant le départ du bus.

Ma foi, je n’ai jamais vécu un tel désastre : mon oncle ne trouvait pas le chemin, arrivés 10 min avant le départ, aucun bus « Mekong Express » en vue. L’heure tourne et le bus reste introuvable.

J’avais définitivement raté mon bus. L’aventure commençait sur un couac !

Heureusement, le naufrage avait lieu dans le quartier des backpackers de Ho Chi Minh Ville. Il suffisait de choisir un comptoir parmi les dizaines de comptoir qui vendent des billets pour sillonner toute l’Asie et j’avais un nouveau billet pour Siem Reap, avec un départ dans les 30min. Et voilà, on remet du jus au moteur.

Deuxième déception, le bus dans lequel j’allais rester jusqu’à Phnom Penh était d’aspect peu engageant (celui de Phnom Penh à Siem Reap ne sera pas mieux). On m’avait vendu un super bus avec wifi et wc au comptoir et j’avais devant moi un canard boiteux des routes d’Asie. Les sièges en cuir bien rembourrés ont amorti, et mes fesses, et ma déception.

Départ à 8h30, arrivée à 20h à Siem Reap normalement. Sauf que les retards se sont accumulés et que ce serait plutôt du 23h-minuit.

Ajouter à cela, le paramètre « j’adore voyager à l’arrach’ et je n’ai pas d’hébergement ». Mon optimisme est retombé d’un cran quand mon voisin de siège me dit que je tombe en plein festival de l’eau et que la ville est blindée et qu’on arrive à minuit. Mais heureusement pour moi, il a une sœur qui serait en mesure de m’aider à trouver une chambre. Ladite soeur m’annonce qu’elle a trouvé une chambre à $20, qu’elle va venir me chercher à la gare routière et qu’elle a besoin de mon nom pour faire la réservation. J’ai dû être prise pour le perdreau de l’année :-/

Durant ces 12h de trajet, j’avais sympathisé avec 2 Coréennes qui m’annoncent avoir une chambre à $8 et me proposent de venir avec elles. Peut-être auront-ils une chambre de libre. Arrivées à la guest house, la chambre réservée n’est plus disponible. C’est blindé !!

Le patron propose à mes Coréennes une chambre ailleurs. Je les salue pour aller chercher une chambre pour moi. Elles me répondent que non, on reste ensemble vu l’heure tardive !

Voilà, je n’avais pas de chambre, j’en ai une maintenant et même invitée par les filles.

Le lendemain, elles sont retournées dans leur guest house, je suis restée dans celle-là pour $8 la nuit. Avant de se quitter, j’ai pu modestement les remercier avec mon kit de couture pour réparer le coussin de tête déchiqueté de l’une d’elles et quelques fruits séchés engloutis immédiatement.

Vive les voyages solo, sur le fil, avec toujours cette solidarité implicite entre voyageurs.

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Merci à Jiae et à Hyejin !!

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Bienvenue sur mon blog

Chers amis,

Que de larmes, que de vidéos youtube mais enfin, il est là, tout beau, tout frais.

Certains d’entre vous me suivent depuis le début de l’aventure, qui est d’abord une aventure humaine : trouver sa place dans ce monde.

Ce voyage est donc un voyage initiatique. A l’image du jeune berger de l’Alchimiste de Paulo Coelho, je pars dans le vaste monde, à la recherche de mon trésor dont j’ignore tout (très pratique pour les recherches, si si).

J’espère le rencontrer (c’est un être humain normalement) mais avant cela j’ai des gens à rencontrer, des choses à vivre, à expérimenter, apprendre des autres, sur moi.

La vie m’a offert un magnifique cadeau en m’éveillant, je souhaite à mon tour rendre autant que possible ce qui m’a été offert.

Je vous souhaite de vivre vos rêves !